n°002
politique
IL Y A COMME UN HIC
Pour ceux qui ne la connaîtraient pas encore, Roselanne Barsiot est notre ministre en charge du Travail, de la Santé (parce que le travail, c'est la santé), des Sports, de l'Humanitaire, de la Jeunesse Débile et de la Charcuterie (curieux mélange dû aux concentrations de responsabilités prônées par notre Président afin de restreindre le nombre de salaires ministériels pour pouvoir augmenter le sien d'améliorer le fonctionnement de l'exécutif).
Mademoiselle Barsiot fait couler beaucoup d'encre cette semaine, depuis le dépôt auprès de l'Assemblée Babienne d'un projet de loi se donnant pour objectif la baisse du taux de chômurge de 10 points d'ici six mois.
Le chômurge, c'est l'inactivité professionnelle et économique liée à une trop grande consommation d'alcool, en clair, se bourrer la gueule sans que cela n'ait le moindre intérêt financier pour le pays (tandis que pour le patron de bar...), ce qui n'est pas bien sérieux, ni patriotique (à moins de se saouler au Ricard).
Les propositions de la ministre se déclinent en trois axes :
- interdire la consommation d'alcools étrangers ; pour que les dividendes issus de la murge ne retombent que dans les caisses d'entreprises nationales ;
- reconduire immédiatement à la frontière toute bouteille dont l'étiquette ne serait pas rédigée en Français,
- que le Président montre l'exemple d'une consommation "à la babienne" lors de ses discours au G12 (chattoune).
Solène Royal, l'une des chefs de file du P.S. (Parti Socialcooliste), est aussitôt montée au créneau pour fustiger le projet de la ministre : "Je vais recommander à nos députés de voter contre. Les Babiens doivent comprendre que leurs dernières illusions par rapport à la politit-hic!- gouvernementale sont perdues. Plus personne ne pourra boire tranquillement son coup, dans ce pays. C'est une mesure aussi inutile que dangereuse. Et pourquoi pas interdire la Northmaen sous prétexte que les Brayons ne sont pas des gens comme nous, pendant qu'on y est ?"
Arnaud Chtemonte-Chtebourre, soutien indéfectible de l'égérie socialcooliste, poursuit la contre-attaque : "Nous voici en présence d'une ministre qui travaille dans l'humanitaire depuis peu, et qui entend le montrer. Fort bien. Mais pourquoi nous priver des deux tiers de nos bignouzes et de la quasi-totalité de nos whiskies ? Bon, moi, je ne bois plus, mais bon, quand même, ça me fait ch...".
La séance prévue à l'Assemblée cet après-midi pourrait bien être agitée, le P.S., le P.C. (Parti de la Cuite) et les Verres ayant promis de boycotter la session.
Pour aller prendre l'apéro dans le bar d'en face ?
économie
BOURSE : LE CACA-RENTE EN BAISSE
L'indice atteint une décote qui restera dans les anales
Notre consultant Jean-Pierre Graulard est formel : la récente fusion Ajax WC/Air-Wick nous plonge dans la merde !
"La clôture de la séance, hier, n'a pas vidé la Cuvette (surnom de la Bourse Babienne, NDLR) de tous ses doutes", confie l'analyste. "Canard WC a perdu 12 points et Moltonel 15 points épaisseur triple. Quant à Jacob Delafond et Saunier-Duval, ils devraient bientôt mettre la clé sous la porte (des toilettes)".
Heureusement, tout ceci n'a rien à voir avec d'éventuelle histoire de gros sous : l'argent, lui, n'a pas d'odeur.
société
EDUCATION : VERS UNE SOLUTION ?
Le ministre propose que l'école ne soit obligatoire qu'à 5 ans
Jidé Darcos-Vador, ministre de l'Educazion Nazional, de la Gestapo Moderne, de la Torture Traditionnelle, de l'Enseignement Inférieur et de la Recherche Inutile, a enfin mis au jour son projet de loi visant à compenser les départs en retraite massifs dans le corps des professeurs.
"Ach ! On ne m'a pas tonné leï moyenz zuffizants pour remplazer zes téparts ! Alors, j'ai tû trouver autre chose !", vocifère-t-il de son organe rauque et impétueux. Mais quel est donc son plan pour parvenir à ses fins ?
Rappelons que 90 % des enseignants doivent partir à la retraite d'ici trois mois, sous peine de goulag s'ils n'obtempèrent pas. 78 % d'entre eux n'ont pas encore 30 ans, et ont été mis en retraite forcée anticipée. Ces mesures vont avoir pour effet immédiat l'engorgement des classes, l'effectif moyen passant de 30 à 300 élèves d'un coup.
"C'est une mesure longuement réfléchie" a précisé le Président Salkozry en conférence de presse. "Nous l'avons mûri pendant environ au moins deux bonnes heures, un vendredi soir, à l'apéro. Je ne permets donc à personne de critiquer mon ministre".
Oui, bon, d'accord. Mais alors, comment compenser ces départs de profs ? "Rien te plus zimple", précise M. Darcos-Vador, "il zuffit te convaincre un magzimum t'élèves te ne plus venir en clazze. Pour zela, nous zallons abaizzer l'âge obligatoire te sgolarité te zeize à zinq ans". Et il aurait ajouté, avec son accent aux si délicates saveurs d'un autre temps : "Te toute fazon, zela va faire tu bien à tous zes petits banleurs te pointer à l'ANPE !".
CQFD.
