n°016
UN TABOURET POUR DEUX
Jean-Rack Omama et Pascary Glington au coude à coude dans la primaire démoblicaine
L'Amerloquie est un merveilleux pays qui règne sur le monde libre, fabrique des automobiles ingarables dans les capitales européennes, et élit tous les quatre ans un nouveau président.
Le principe est simple. Il existe deux camps (démoblicain et répucrate), et la bataille suit deux phases, demi-finales et finale.
Les demi-finales ont lieu à l'intérieur de chaque camp. Puis, les vainqueurs se rencontrent en finale inter-camps, et généralement, c'est le moins fatigué qui gagne. Tout comme au foot, quoi.
Si le parti répucrate a décidé depuis longtemps de son leader, John-Fritz Mc Cain (voir édition du 5 mars), et donc par la même occasion du futur président de l'Amerloquie, il n'en va pas de même au sein du parti démoblicain, où la bataille fait rage pour savoir qui de Omama ou de Glington aura le droit suprême de se viander en beauté lors du scrutin national.
Une campagne masochiste et fratricide, donc, mais qui se déroule dans la plus franche des camaraderies. Jean-Rack Omama, par exemple, explique : "Lors d'un plateau télé particulièrement garni, comme sur votre photo de couv', j'ai d'abord trinqué avec Pascary. Elle s'est enfilé une demi-douzaine de mojitos cul-sec, puis elle a ronflé, me laissant tout le temps de parole. Elle m'en a voulu, bien sûr, mais elle a fait pire, je vous assure !".
"C'est vrai", rétorque la mère Glington, "j'ai parfois un peu abusé de ma condescendance envers les roux. Mais je me suis vite rendu compte de mon erreur, et je milite maintenant pour leur cause. Tenez, par exemple, si je suis élue, je compte faire lever la loi interdisant la reproduction des rouquins entre eux. Et croyez-moi, ce ne va pas être de la tarte, dans un pays comme l'Amerloquie".
Le plus content de cet esprit bon enfant ? L'ex-président, et actuel mari de la candidate, Christian "Gros Bill" Glington : "Pendant qu'elle s'amuse, au moins, elle me fout la paix ! Ca n'était pas arrivé depuis... Oh, bien avant que je ne sois élu ! Pourvu qu'elle gagne la primaire, pour continuer à batailler dans son coin, et me laisser peinard dans le mien !".
Même les présidents à la retraite font des rêves !...
politique
PUTAIN, UN AN !
Nicolas Salkozry a été élu il y a juste douze mois. Quel est son bilan ?
=> Une augmentation significative du trinquage en soirée : ce sont les bienfaits de la Goitre "gling-gling".
=> Une loi visant à permettre aux hommes salariés, quelque soit leur entreprise, d'arriver au boulot sans jamais s'être rasé.
=> Le démembrement des 35 heures : c'est beaucoup trop pour un mois. Alors, a fortiori, pour une semaine...
=> La BAB championne du monde des cigarettes fumées en terrasse.
=> Une jolie Saxo grise.
=> Une reprise significative de l'industrie des jeux de société.
Bon, ben finalement, ça ne va pas si mal !...
opposition
L'INDEX ACCUSATEUR
Pour Mathieu-Manuel Valse, il est temps de percevoir et de repenser le socialcoolisme babien à travers le prisme des réalités des soirées actuelles.
LIBATION : Mathieu-Manuel Valse, vous avez déclaré récemment dans un journal concurrent, que je ne citerai pas afin de ne pas blesser ces enfoirés du Vilrago, vous avez déclaré, donc, que le socialcoolisme devait faire sa révolution culturelle.
M.-M. VALSE : Effectivement. J'anime un groupe de jeunes socialcoolistes inféodés aux traditions de la grauche babienne, et qui souhaite rendre le socialcoolisme plus festif, à travers l'organisation de soirées karaoké, miss BAB, élection du plus beau décolleté...
LIBATION : Que répondez-vous à ceux qui trouvent cela beauf ?
M.-M. VALSE : Qu'ils n'ont qu'à venir au Pictionnary géant que nous organisons prochainement !
LIBATION : En quoi cela renouvelle-t-il la grauche babienne ?
M.-M. VALSE : Avant, on se contentait d'improviser des soirées. C'était bien, mais cela sentait l'amateurisme. Au moins, là, une partie de la grauche fait valoir son sens de l'ordre et de l'organisation !
LIBATION : Ne sont-ce point là des valeurs traditionnelles de la goitre ?
M.-M. VALSE : Mais j'en sais rien. Tout ce que je vois, c'est que l'on ne se lance plus dans des soirées de n'importe quoi, à faire en sorte que les voisins appellent les flics ! Il n'y a plus aucune fermeture administrative depuis belle lurette !
LIBATION : N'est-ce point une vision trop "policée" de la grauche ?
M.-M. VALSE : Bon allez, ta gueule, vous me coffrez ça pendant 48 heures, ils mijote en cellule, et après, vous me l'interrogez aux petits oignons !
LIBATION : Eeeeh, mais non !... Je... Lâchez-moi !... Au secours !... Au secours !...
La rédaction de LIBATION se désolidarise complètement de son journaliste, et souhaite bon vent à Mathieu-Manuel Valse. On sait jamais, s'il est élu, un jour ?
