n°038
COMME PREVU !
Jean-Rack Omama est bel et bien devenu le premier rouquin président d'Amerloquie.
Pourtant, l'ex-candidat démoblicain n'a jamais eu la grosse tête : "Je sais que tous les sondages me créditaient de plus de 99,9 % des intentions de vote. Mais vous savez ce qu'on dit des sondages : ils sont réalisés par des mecs qui n'ont pas pu trouver d'autre boulot que d'aller faire chier des gens à savoir pour qui ils vont voter, alors que ces derniers eux-mêmes n'en savent absolument rien. Donc, bah, j'étais sûr de rien !".
Malgré cette méfiance de rigueur, Omama a été élu triomphalement, devant un mec dont personne ne se rappelle plus le nom, succédant à un autre type que tout le monde a déjà oublié. C'est que l'événement est de taille : il est le premier roux de l'histoire à se glisser dans le costard présidentiel. "J'espère qu'il ne sera pas trop grand pour moi. Je veux faire beaucoup pour la minorité ethnique rousse d'Amerloquie, mais pour tout le monde aussi !".
Dans l'ensemble, les chefs des tas ont salué cette grande victoire. Nicolas Salkozry a déclaré : "Dire que nous l'avons hébergé de temps en temps chez nous lorsqu'il ne savait pas où crécher dans notre pays ! Et le voilà maintenant président du plus grand état du monde entier ! La gueule ! Je vous explique pas les méchants gueuletons qu'on va se faire à l'ONU dans les mois qui viennent !".
Dans l'ensemble, les politiques babiens sont tout aussi unanimes. Sebi Moscouvici, du Parti Socialcooliste, est lui-même concerné au premier plan par l'intégration des rouquins dans la société : "Voilà un grand espoir pour le monde. Mais franchement, nous en sommes encore loin en République Babienne, où il n'est toujours pas question d'élire un rouquin président !".
"Une rouquine encore moins", renchérit Solène Royal, sa grande rivale pour le leadership du comptoir du Parti Socialcooliste. "Pour une fois, je suis d'accord avec elle", précise Neda Bruni, la compagne du président Salkozry.
Bref, Jean-Rack Omama suscite un immense espoir mondial, jusque dans les sphères administratives les plus hautes de notre belle République. Et cela repose sur un point principal de son programme : "Nous autres Amerloquains, si nous sommes devenus peu aimés dans le monde, ce n'est pas à cause de la guerre en Aurganhkistan ou à la crise financière, non : c'est surtout parce que nos sandwichs ont énormément perdu en qualité durant la dernière décennie. En vérité, je vous le dis, j'ai la ferme intention de changer tout ça !".
C'est pas trop tôt.

éducazion
GRAND NETTOYAGE
Le ministre veut dépoussiérer le système éducatif au lycée.
Ca faisait longtemps que l'affaire traînait, mais Jidé Darcos-Vador a enfin dévoilé les grandes lignes de sa réforme du lycée.
Le ministre de l'Educazion Nazional, de la Gestapo Moderne, de la Torture Traditionnelle, de l'Enseignement Inférieur et de la Recherche Inutile a proposé "un grand dépoussiérage, car trop de toiles d'araignée encombrent encore les couloirs de nos établissements" (sic).
Pour commencer, il souhaiterait refondre la classe de seconde : "Cette dernière ne remplit plus son rôle ! Et elle porte mal son nom. Désormais, on la suivra en une seconde. Comme ça, un éventuel redoublement ne la fera durer que deux secondes. Ca va considérablement raccourcir la durée des études (et faire faire des économies de profs)".
Une idée qui enforce la conviction ministérielle de la totale inutilité des études au lycée : "Bon, il faut quand même le dire, le lycée, c'est fait pour faire patienter les mômes jusqu'à ce qu'ils soient en âge de travailler. Mais vous comprenez, ça ne nous arrange pas de les cultiver, après, ça en fait des salariés moins malléables et corvéables. Apprendre quelque chose à l'école serait donc un recul social important, il faut absolument l'éviter. C'est pourquoi on donnera dorénavant le bac dès l'entrée du lycée, et après ce sera baby-foot pour tout le monde !".
Les organisations lycéennes approuvent. mais seulement à condition qu'un distributeur de bières soit installé dans chaque cafétéria et salle d'étude.
économ-hic!-
LA CRISE, CA GONFLE
Le grand patron Piernard Tanpie pense pouvoir empêcher la crise d'enfler.
Il avait tiré son épingle du jeu, juste au bon moment avant la crise, dans l'affaire du Crédit Gascon. Depuis, Piernard Tanpie est devenu le conseiller économ-hic!- le plus en vue du gouvernement.
Sa nouvelle idée ? Empêcher les bulles spéculatives de gonfler jusqu'à l'éclatement, ce qui limiterait très fortement les facteurs de risque d'une crise durable à l'échelle planétaire.
Comment faire ? M. Tanpie a eu une idée simple, mais a priori efficace, qu'il nous présente en image : "C'est très simple, il suffit de coincer la bulle spéculative sous son menton, comme ça, et ça l'empêche d'enfler plus. Pas con, hein ? Qu'estce que vous dites de ça ?".
On dit que c'est quand même curieux, en ayant ce genre d'idée, d'être parvenu à être innocenté, et à récupérer autant de fric lors de ses divers procès...
