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LIBATION
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11 février 2009

n°051

libation0051polit-hic!-

ACTION !

Le Président rebondit, et propose des solutions lors de son allocution télévisée.

C'était sur TV-BAB la semaine dernière. Interrogé par ses journalistes favoris, Nicolas Salkozry a proposé un train de mesures afin d'en finir avec les difficultés actuelles.

Au sujet de la crise que traverse actuellement la République Babienne, le président a proposé un porte-feuilles de solutions originales. "Je considère que la crise économique n'est pas une fatalité. Il faut relancer la consommation. Pour cela, je ne pense pas qu'il faille augmenter le pouvoir d'achat, comme le préconise ces abrutis de l'opposition. Non. Il faut refinancer les grands groupes producteurs de boissons alcoolisées, pour restaurer la confiance".

L'attaque est claire, et à peine voilée. M. Salkozry poursuit alors sur le sujet de la revalorisation des degrés d'alcool. "Que demandent la SNCFDT et la GAMMAGT (Gamma-GT), aujourd'hui ? Ces bourriques de syndicats débiles estiment qu'il serait bon d'élever le DMIC (Degré Minimum Inclu dans les Choppes) à 50°. Messieurs, imaginez-vous seulement une bière à 50° ? C'est inacceptable, inique, et simplement imbitable. Et si t'en veux encore, des mots compliqués, mon secrétaire m'a préparé un discours avec que ça".

M. Salkozry a également tenu à réagir aux diverses attaques reçues par ses ministres, Razina Tati et Johan Kouchter.

Au sujet de sa ministre de la Justice, il a déclaré : "Les propos tenus par la presse à son sujet ne sont ni corrects, ni acceptables. Mme Tati est l'un des meilleurs éléments de mon gouvernement. Bon, d'accord, c'est pas dur, parce que mon gouvernement, il est tout pourri. Mais quand même".

Quant à son ministre des Affaires Etrangères, il prend clairement sa défense : "Voilà un monsieur qui était socialcooliste, et qui passe à goitre grâce à moi. Vous n'allez donc pas croire que je vais le critiquer ? Pourquoi le critiquerais-je ? S'il a perçu de l'argent immoralement, c'est qu'il progresse : il commence à adopter vraiment la manière de faire de mon parti !".

Même si elle était truffée de mots compliqués qui font bling-bling et qu'elle a été menée par des journalistes ami proches du président, cette allocution télévisée n'a cependant pas convaincu tout le monde. Et Olivier Bleuzancenot est de ceux-là. Il a profité de sa conférence de presse de création du NPAS (Nouveau Parti Anti-Sobriété) pour rebondir sur les propos présidentiels : "Voilà un président qui ne prend pas la mesure de la gravité de la situation. Les Babiens sont à la rue, c'est dire si l'heure est grave. Bientôt la Fontenelle et la Cauchoise ne seront plus suffisantes pour endiguer ces flots de miséreux. Il faut revaloriser les degrés d'alcool, pour qu'ils n'aient pas froid, même par -20°C !".

Tout est dit.


rooo_paboscandale

"J'y suis pour rien"

Johan Kouchter se défend des accusations remettant en cause sa probité. Entretien.

Dans son dernier livre, l'analyste et polémiste Bière Béant s'attaque au ministre des Affaires Etrangères, de l'Europe mal foutue, des USA idéalisés, de l'Angleterre villipendée et des efforts énormes consentis pour s'entendre avec les Bosches. Ce dernier souhaite contre-attaquer.

LIBATION : Johan Kouchter, bonjour. Dans "Le monde selon Yoyo", Bière Béant vous tacle aux oreilles. Il sous-entend que vous auriez profité de plusieurs missions en Afrique pour toucher des pots-de-vin.

J. KOUCHTER : Certes. Tout d'abord, je tiens à signaler qu'il ne s'agit pas d'argent, mais de véritables pots emplis de vin. Il y avait des tonneaux de bières et des cruchons de whisky, aussi.

LIBATION : Vous trouvez cela normal ?

J. KOUCHTER : Ce n'est pas à vous d'en juger, permettez-moi de vous le dire. J'ai rempli de grands objectifs humanitaires en Afrique. J'ai aidé des nations entières à installer des champs de houblon et d'orge. j'ai contribué au développement de la culture du malt et de la vigne. Cela valait bien une toute petite compensation.

LIBATION : Oui, mais c'est un peu immoral quand même.

J. KOUCHTER : Comment cela ?! Mais non ! Et tout était légal. En plus, si j'ai été rémunéré en vin, c'était surtout pour goûter voir si le raisin cultivé là-bas était bon. Vous voyez, même en touchant un pot-de-vin, je m'arrange pour rendre service !

LIBATION : Bière Béant dit aussi que vos grands airs humanistes sont surtout là pour cacher un idéologie de goitre mal assumée.

J. KOUCHTER : Mais qu'est-c qu'une idéologie de goitre ?

LIBATION : On pourrait résumer ça comme "tout faire pour amasser un maximum de picole pour sa gueule à soi tout seul".

J. KOUCHTER : Ah, ah, ah ! En ce cas, laissez-moi rire, car franchement, à ce moment-là, qui n'est pas de goitre aujourd'hui ?

LIBATION : Vous, déjà, c'est certain.

J. KOUCHTER : Je suis un homme profondément de grauche. Je le reste malgré tous mes compromis polit-hic!-. Ce n'est pas parce que j'ai agi comme une serpillière lors de la création du gouvernement, qu'il faut me considérer en torchon toute ma vie.

LIBATION : Oh, oui, bah ça, c'est de la rhétorique facile, hein ?

J. KOUCHTER : Ce n'est pas parce qu'une vanne est facile qu'il faut se dispenser de la faire.

LIBATION : Pas faux, en même temps. Parlons un peu de votre traffic d'ordinateurs, maintenant.

J. KOUCHTER : Ah, non, je n'ai jamais touché à ça !

LIBATION : Ce n'est pas ce que dit Bière Béant.

J. KOUCHTER : Et alors ? Ses sources sont erronées : je fai du traffic de P.C.. Et vous savez, aujourd'hui, avec les systèmes développés par Winows, on n'appelle plus ça des ordinateurs, mais des grosses merdes. C'est le synonyme de P.C..

LIBATION : Imposible de discuter avec vous, vous tatassez toujours sur le vocabulaire.

J. KOUCHTER : C'est pour ça que je fais de la politique, et que je gagne dix fois plus que vous sans que personne ne le sache.

LIBATION : Si, ça se sait, mais on ne peut rien y faire...

J. KOUCHTER : Allez, dégagez de là, bande de pauvres.

LIBATION : A bientôt.

J. KOUCHTER : C'est ça. Allez, boujou les gueux !


gniiiiiiipolit-hic!-

BACK TO THE FUTURE

Thomas Beyrouth opère son 52ème retour en force médiatique, en lançant sa campagne eurobabienne.

Les élections eurobabiennes approchent à grand pas, et Thomas Beyrouth en profite pour revenir sur le devant de la scène, et présenter une énième rénovation du programme de son parti.

C'est que le grand leader centriste n'en a toujours pas fini avec ses démêlés webesques : "Mon plus haut débit, à Boos, se borne à 3 ko/s. C'est très insuffisant. Au Modem-ADL, nous réclamons à grands cris une vraie connexion digne de ce nom, au moins du 10 kilos, quoi, que je puisse charger les logos des sites que je visite... C'est un minimum".

M. Beyrouth laisse alors éclater sa colère, lorsqu'il découvre que la BAB dans son ensemble est fort peu pourvue : "La moitié des pages ne peuvent pas être chargées sur la borne BAB. C'est inadmissible. Quand allons-nous enfin faire entrer notre République dans le XXIème siècle ? C'est scandaleux".

Réponse musclée de Christian Tartinon, Chef de Cabinet du Chef de Les Tas : "M. Beyrouth souhaite utiliser la borne BAB à des fins personnelles, vu qu'il n'est même pas capable d'avoir ce qu'il faut au siège de son parti. Il n'a qu'à avoir plus d'adhérents, il pourra ainsi se payer la ligne par câble. En attendant, la borne BAB reste un dispositif grand public, donc misérable et sans intérêt. C'est comme ça, pis c'est tout !".

Ouais, ben ça a le mérite d'être clair, au moins...

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