n°066
Un numéro entièrement consacré aux résultats de ce scrutin, qui ne sert à rien, tout autant que notre journal.
QUELLE BRANLéE !
Le Parti Socialcooliste et le Modem-ADSL sont les grands perdants des élections eurobabiennes.
Et ça le fait rire ! Thomas Beyrouth semble beaucoup s'amuser de la monumentale déroute de son parti lors des élections eurobabiennes. Avec un score de 0,0001 %des voix, la formation centriste se place à la 369ème place, derrière "Europe et jambons" du candidat Robert Gradouble, et juste devant "le Parti des Abribus" de John Tcar.
"Que voulez-vous que je fasse ? Que je pleure ?", vitupère le leader du Modem-ADSL, "Je vous rappelle que je suis tout seul dans mon parti. Ce genre de boulette, ça ne concerne que moi ! Alors, pas grave ! Pis tant que je deviens président, moi, l'Eurobab, je m'en fous, alors je préfère rigoler !".
Mouais, enfin, ça, c'est pas gagné non plus, en fait... Côté socialcooliste, si le bilan est le même (256ème, derrière "Eurobab choucroute" et devant "Titi la frite, eurodéputé mayo-ketchup"), la réaction a été franchement différente.
Les ténors ont préféré garder le silence, et à la limite, c'est peut-être cr qu'ils avaient de mirux à faire afin de ne pas se prendre des jets de tomates. L'ancienne ministre Pascale-Zabeth Grigou, elle, en pleure carrément : "Bouhouououou... Comment a-t-on fait pour en ariver là ?". Et ça, c'est peut-être bien la vraie question.
Des programmes peu étoffés, telle serait sans doute l'explication de ces branlées. Alors que le Modem-ADSL proposait sulement "un réaménagement des régions eurobabiennes, afin que la carte électorale pemette enfin de favoriser l'élection de Thomas Beyrouth", le Parti Socialcooliste adoptait pour axe principal de "Dire massivement au gouvernement que c'est pas bien ce qu'il fait, bouh caca".
Globalement, des leitmotive un peu trop légers. "Oui, mais on a essayé de simplifier au maximum : faut quand même pas oublier que c'était les Babiens qui votaient", argue Thomas Beyrouth avec le sourire. C'est vrai que...
GROSSE SURPRISE
Les Verres font une percée historique au parlement eurobabien !
Beniel Cogne-Beigne-Frite est aux anges ! Le Parti des Verres, dont il est le leader, réussit un score historique : 32 % ! Cela est-il dû, comme beaucoup l'ont suggéré, au passage du documentaire de Yann Abuz-Dublan, "Rhum", deux jours avant le scrutin, sur BAB-TV ?
"Ca m'étonnerait bien", commente violemment le chef alcoologiste, "Nan ! Si on a gagné autant de places, c'est tout simplement parce que j'ai menacé tout le monde d'envoyer des tartes dans la gu... si on votait pas massivement pour moi !".
Une sorte de démocratie ancienne, oubliée de nos sociétés tristement modernes et insipides, et appelée autrefois démocratie "tarticipative". Et qui, visiblement, marche. Au pas.
ELLE MENDIE LES MANDATS
La majorité présidentielle remporte les élections. En chef de file, Razina Tati, qui croit toujours, à tort, en faire plus.
Elle pensait déjà bosser au gouvernement, mais là, elle se rajoute une charge supplémentaire.
"Holà là là, je ne sais pas trop comment je vais m'en sortir !", confie la ministre de la Justice, de l'Injustice Aussi, des Tribunaux Arbitraires, des Exécutions Sommaires, Garde des Sots et des Imbéciles, "Je travaillais déjà tellement ! Comment je vais m'y prendre ?".
La réponse du président de la Républ-hic!-, Nicolas Salkozry, a été très claire sur ce point : "Mais arrête, t'en rames pas une dans ton ministère ! Et le problème, c'est que ça commence à se voir ! Alors, hop, ça va remanier, tu vas dégager de ton ministère, et au parlement eurobabien, tu vas pouvoir ronfler ou faire les magasins Gucci sans avoir peur d'attirer l'attention : tout le monde dort ou est absent".
Objection ultime de Razina Tati : "Oui, mais ça, c'est pareil au parlement national. C'était moins loin, j'aurais préféré ça !". Bah oui, mais il fallait attendre trop longtemps, pour les législatives ! A moin de dissoudre, mais tiens, ça me rappelle quelque chose...
